lundi 13 août 2007
Güicán à nous!!
De toutes celles qu'on a faites celle-ci a été la plus dure, par la géographie et par son état.
Nous avons "soutenu" le bus tout le long d'un morceau du trajet (el cañón del Chicamocha) et c'était digne d'un Indiana Jones (ou "à la recherche du diamant vert").
Nous sommes arrivés de nuit mais le voyage à été de jour, comment font les conducteurs pour voir les trous du chemin côté ravin quand il fait nuit noire dehors et qu'en plus il faut faire de la place à l'autre bus qui vient en face et que la voie n'est vraiment pas très large ?...
Sur la route, entre les villages du Cocuy et Güicán, en plein milieu de la route nous traversons la fête de la mazorca (maïs).
Puis un barrage militaire, tous les hommes descendent du bus et c'est la fouille au corps.
à Güicán nous dormons à l'hôtel, "Brisas del Nevado", très simple, nous sommes très bien traités et nous mangeons beaucoup !
Le premier jour, en cheveux sur la soupe, nous regardons la vie du village (qui nous regarde).
Nous sommes très hors saison, je suis la seule femme aux cheveux courts et il y a Aurélien...
Ici les gens sont petits (j'ai la moyenne !!)
Les filles sont très belles quoique rondelettes.
Tout le monde est en bottes de pluie (sur le pantalon) poncho et chapeau ou casquette.
Même si c'est de la terre froide les gens sont très bronzés (nus ils doivent être drôles avec leurs traces de bottes-poncho-casquette)
La plupart de guaicanis ne sont jamais montés à la Sierra Nevada.
Les marcheurs sont des fous pour eux.
Il n'y a pas beaucoup d'infrastructure pour les touristes et tant mieux, la Colombie n'est peut-être pas encore prête à gérer autant des gens toute l'année partout.
Le 7 août (un autre jour de fête nationale) la fète est serieuse.
Les enfants de l'école défilent, tambours, trompettes, majorettes et tout le tralàlà.
Derrière eux la brigade de haute montagne et la police un peu riquiqui.
Par sa proximité avec le départament de l'Arauca, ici il y a eu des problèmes avec les FARC pendant des années.
Lina, la copine de Victor notre guide, nous parle de la guerrilla dans le village, Güicán est un village terriblement isolé, il suffit d'un pont volé et ils sont seuls pendant des semaines.Elle nous parle aussi des indiens U'wa qui habitent la région et qui essayent de ne pas troquer leur morceau de terre ancestrale et sacrée (bourrée de pétrole) pour un morceau de pain.
Elle nous parle des ragots et des familles...
Ce soir on se couche tôt car demain nous partons dans les montagnes !
les invités du blog : Aurélien et sa bactérie
vendredi 3 août 2007
Un peu de géographie
Armenia et le juste repos
Mais après vous devriez pouvoir trouver des bananes
Des ananas
Des papayes
Popayan, la ville blanche
Nous decidons de partir un jour à Popayan (dans le departement du Cauca) avec Marie.
Popayan se trouve seulement à deux heures et demi de route en bus, mais nous devons traverser une zone "chaude" beaucoup trop entendue dans la radio et à la télé (Santander del Quilichao). Je ne suis pas très rassurée mais le voyage se passe très bien, malgré le film qu'ils nous passent à la télé (Conquistadores, vu déjá deux fois, nous ne vous le recommandons pas, sauf si vous voulez voir la version Madmax de la conquête de l'amérique faite par les vikings avant les espagnols...).
Popayan est une ville qui a gardé très fiérement son passé colonial, nous nous trouvons dans un monde très catholique, une église après l'autre se partagent les rues avec les différentes maisons qui appartiennent à l'université del Cauca.
Dans la rue, beaucoup de gens, mais pas beaucoup de touristes, le temps est plus froid qu'à Cali, et comme à un moment donné il pleut, nous courons au musée (d'art réligieux bien sûr) où une dame nous fait une visite guidée en éteignant la lumière derrière nous dans chaque salle, et en nous expliquant que les pauvres espagnols ont été très martirisés par ses sauvages d'indiens pendant la colonisation.
jeudi 2 août 2007
De Manizales à Cali
à Cali nous attendent la chaleur, une grande et belle ville et Marie toute prête à être notre guide pendant ces quatre jours.
Marie travaille (entre autres) avec les enfants du quartier d'Agua Blanca, un quartier très pauvre tout au bout duquel le goudron n'existe plus, les rues ne sont pas pour tout le monde... parfois même pas pour eux.
Mais le samedi c'est le jour d'aller à la piscine et nous les accompagnons.
Les autres jours nous decouvrons la ville
Et nous pensons à vous aussi !!!
